Sébastien Lacombe est né à Montréal le 11 février 1972. Il est le cadet d’une famille de trois enfants. Dès sa tendre enfance, il baigne dans la musique avec ses deux frères Stéphane et Frédéric. Sébastien n’a que 8 ans lorsqu’il commence des cours de piano classique. Impressionné par le talent de son frère Stéphane, alors soliste pour les Petits chanteurs du Mont-Royal (il fera même un duo avec Diane Juster) il rêve de chanter lui aussi un jour. Sébastien réussi à trouver l’équilibre entre son talent musical et ses études. Il fait son primaire à l’école St-Clément, ses études secondaires au collège Notre-Dame et ses études collégiales à Brébeuf.
Pendant ses périodes de vacances scolaires, entre avril et août, Sébastien voit du pays et explore la planète : il plante des arbres dans l’ouest canadien, visite la côte ouest américaine, le Mexique et le centre des États-Unis. Il se rend également en France pour les vendanges, au Danemark et en Espagne pour y apprendre l’allemand et l’espagnol. Il obtient par la suite un baccalauréat en Biologie à l’université McGill, et une maîtrise des H.E.C.
Entre temps il chante avec son ami guitariste David Poirier, commence à gratter la guitare de son frère Frédéric vers l’âge de 13 ans, et passe sa première audition à 14 ans à la taverne St-Sauveur. Il choisi de chanter « Wish you were here » de Pink Floyd. Moment marquant s’il en est un pour un adolescent de 14 ans qui rêve de la scène depuis toujours. Il achète sa première guitare à 15 ans et fait son premier spectacle la même année. C’est au « Coccorico » de Ste-Adèle que ça se passe.
Sébastien fait ses véritables débuts comme chanteur au sein du groupe EARLY MORNING PIPE. La formation underground punk-rock s’exprime en anglais et fait la tournée des bars montréalais. Vient ensuite à 17 ans le groupe LÉVIATAN, qui lui permet de toucher au son grunge et à la musique de Led Zeppelin. Il retrouve son ami et complice de musique David Poirier en 1995 : Sébastien écrit en anglais à cette époque et David devient son professeur de guitare. C’est aux bords du lac Écho à Morin Heights qu’ils fondent un quatuor du même nom. Un certain Robert Charlebois, qui habite la maison voisine, est curieux et écoute leur démo. Il pose une question à Sébastien qui changera à tout jamais sa vision du métier : “C’est bon ce que vous faites les gars, mais quel dommage de ne pas chanter en français”. Sébastien, devant le commentaire éclairé de ce monstre sacré de la musique québécoise, remet en question son travail et relève le défi d’écrire en français. Et ça fonctionne.
Le groupe Écho connaît du succès et se produit sur les scènes montréalaises à plusieurs reprises. Il est finaliste au concours Les Jeudis Amplifiés de L’UQAM présenté au Medley à Montréal. Mais en 1999, quand David Poirier décide de prendre le chemin du travail « plus conventionnel », le groupe se sépare. Sébastien Lacombe est maintenant seul et commence à écrire pour lui. Il décide de suivre des cours de chant avec Lucie Lebel et s’y applique de 2000 à 2003. Ces mêmes années seront par ailleurs déterminantes dans sa carrière. En 2002, Sébastien remporte le 1er prix du Concours de la relève organisé par l’International des Montgolfières de St-Jean-sur-Richelieu, ce qui lui donne l’opportunité de chanter en première partie des Ténors de l’humour devant plus de 20 000 personnes.
Il participe aux Francofolies de Montréal pour la première fois en 2002, entouré de ses musiciens (Pascal Tirapani, Dave Neil et Normand Di Blasio). En 2003, il est le grand gagnant du concours Ma Première Place des Arts. Ce succès suscite beaucoup d’enthousiasme, et Sébastien est invité pour une deuxième année consécutive à présenter son spectacle aux Francofolies. Il était aussi de la partie pour les Jams de Luc de Larochelière en compagnie de Marie-Jo Thério, Sylvie Paquette et Yves Desrosiers.
Sébastien Lacombe a aussi obtenu en 2003 une bourse de recherche et création du Conseil des arts et des lettres du Québec. Son projet, réalisé avec les conseils professionnels de Pierre Flynn, lui a permis d’écrire de nouvelles chansons et de continuer son perfectionnement musical.
En 2004, en collaboration avec l’OFQJ, Sébastien a également participé à l’événement “Le Grand Huit”. Cette création musicale collective réunissant quatre chanteurs du Québec et quatre de la France, sous la direction artistique de Mouffe, est présentée à Montréal, Petite-Vallée, Québec et Sherbrooke ainsi que dans une dizaine de salles dans la région Rhones-Alpes en France. Il fait même un détour jusqu’à Genève pour l’occasion.
Au printemps 2005, Sébastien Lacombe a maintenant un gérant à ses côtés. Il s’agit de François Marchal, qui est totalement déterminé à faire en sorte qu’un album soit produit rapidement. Ils décident ensemble de faire entendre le démo de Sébastien à Michel Sabourin et Alain Dupuis des Disques Atlantis. Une belle complicité s’installe et le travail d’équipe commence. La production de l’album se met en marche, et la sortie est prévue pour septembre 2005. Cette signature avec Disques Atlantis (Stefie Shock, Dédé Traké) assure enfin à Sébastien la sortie sur le marché de ce premier album à la fois moderne et mature qu’il a mûri pendant toutes ces années.
Sébastien s’envole pour la France du 22 au 31 mai 2005 pour participer au « Ah ! Ah ! Un festival » au train théâtre à Porte les Valence dans la région Rhône Alpes en Haute Savoie. Il présente deux spectacles là-bas. Le 25 juin 2005, Sébastien participe à la grande fête entourant les festivités du 150ième anniversaire de la fondation du village de Morin Heights dans les Laurentides. Il partagera la scène avec les Robert Charlebois, Yvon Deschamps, Judy Richards et Marie Denise Pelletier, tout près du fameux lac Écho… En août, l’album est terminé et le premier extrait “Aquarium” est lancé en radio.
Quand il écrit, Sébastien est inspiré par les histoires des gens qui l’entourent. Un peu nomade, on pourrait le situer quelque part entre l’homme des bois libre et curieux et le poète urbain. Il a assurément une conscience plus sociale que politique. Ses préférences musicales vont de Beck à Johnny Cash, de ColdPlay à Pink Floyd.
Il déjeune sur du Jack Johnson et trippe sur Richard Desjardins. Mais dans son lecteur de CD, ne soyez pas surpris d’entendre Amadou et Mariam, ou l’Heptade d’Harmonium. Entre le folk, la musique du monde et la musique moderne, Sébastien voyage. Il trippe musique, un point c’est tout. Il s’intéresse beaucoup à ce qui se fait ici et avoue ses préférences : Daniel Bélanger, Jean Leloup, Stefie Shock, Mara Tremblay, Richard Desjardins et Catherine Durand sont des coups de coeur.
Depuis 2003, les choses vont vite et bien pour Sébastien Lacombe : spectacles en Europe, nouveau gérant, nouvelles chansons, contrat de disques et la rencontre d’un jeune réalisateur qui comprend sa musique et sa démarche artistique. Il s’agit de Cristobal Tapia de Veer (Jorane, One Ton) avec qui Sébastien a donné une couleur unique à son album. Et il y a aussi le retour de David Poirier…
Le chanteur voyageur qui plantait des arbres est maintenant prêt à larguer les amarres pour la grande aventure.