Si les Yéyés m’étaient conté cette semaine Danny Boy nous parle de Gene Vincent

La carrière de chanteur de Gene Vincent commence le 4 mai 1956, lorsqu’il enregistre pour le label Capitol avec son groupe, les Blue Caps, le légendaire Be bop a lula, rockabilly syncopé qui devient un tube repris par de très nombreux artistes. Gene Vincent interprète cette chanson dans le film The Girl can’t help it (sorti en France sous le titre La Blonde et Moi) réalisé par Frank Tashlin en 1956.

Gene Vincent sort ensuite bien d’autres singles. Citons entre autres Race with the Devil, Blue Jean Bop ou le remarquable Say Mama. Il impose son style, celui d’un rebelle torturé, à la jambe fracassée par un accident de moto et dans lequel se reconnaissent de nombreux adolescents américains.

Il se lie avec un autre rocker, Eddie Cochran, dont il devient le meilleur ami. Eddie trouve la mort à Chippenham, Wiltshire, lors d’une tournée en Angleterre, le 17 avril 1960, au cours d’un accident de voiture. Présent dans le véhicule au moment de la collision, Gene ne se remet jamais tout à fait de cette perte. Gene ne sortit d’ailleurs qu’un seul single cette année-là, avant de reprendre le chemin des studios à partir de février 1961.

Mais les temps ont changé et le twist a remplacé le rock’n’roll, reléguant Gene aux oubliettes. Le rocker embarque alors pour l’Europe et trouve en France notamment, les nombreux admirateurs qu’il n’a plus en Amérique du Nord. À partir de 1964, Gene, affectueusement surnommé « Gégène » par ses fans français, fait de nombreuses tournées en Angleterre, en Allemagne, en France et en Italie. Mais, mal dans sa peau et torturé, Gene Vincent pousse l’« esprit rock » à son paroxysme, multipliant les abus d’alcool. Intransigeant, il ne fait aucun compromis et peut parfois se montrer excessivement violent. Son talent cependant reste entier, tout comme sa passion pour le rock’n’roll. Criblé de dettes, miné par l’alcool et le désespoir, Gene trouve la mort le 12 octobre 1971, victime d’une hémorragie stomacale. Il laisse derrière lui un héritage musical qui influence la branche la plus puriste du rock’n’roll et du rockabilly revival de la fin des années 60. Il est enterré au Eternal Valley Memorial Park, à Newhall (Californie).

Ses derniers titres enregistrés en 1971 pour le label Rollin’ Rock de Ronnie Weiser sont des merveilles d’émotion avec une superbe reprise du Bring it on home de Sam Cooke, le somptueux Rose of Love et une version de Party Doll de Buddy Knox.

Oublié aux États-Unis, Gene ne rentre au fameux Rock’n’Roll Hall of Fame qu’en 1998, douze ans après Elvis Presley et onze ans après son ami Eddie Cochran. Le Rockabilly Hall of Fame lui, n’a pas oublié la contribution de ce chanteur à ce genre musical et en a fait le premier élu de son classement.

Principaux succès

* Be-Bop-A-Lula (1956) : 7e aux États-Unis, 16e en Grande-Bretagne
* Blue Jean Bop (1956) : 34e aux États-Unis, 16e en Grande-Bretagne
* Woman Love (1956)
* Crazy Legs (1956)
* Race With The Devil (1956)
* Dance To The Bop (1957) : 23e aux États-Unis
* Lotta Lovin’ (1957) : 13e aux États-Unis
* B-I-Bickey-Bi Bo Bo (1957)
* Wear My Ring (1957) : 13e aux États-Unis
* Say Mama (1958)
* Baby Blue (1958)
* I’m Going Home
* She She Little Sheila (1959) : 22e en Grande-Bretagne
* Wild Cat (1959) : 21e en Grande-Bretagne
* Pistol Packin’ Mama (1960) : 15e en Grande-Bretagne
* Be-Bop-A-Lula 62 (1962)
* Bird Doggin’ (1966)
* The Day The World Turned Blue (1971)

( extrait du site Web .wikipedia)

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