Grand Corps Malade honoré.

Le slammeur Grand Corps Malade a été fait chevalier dans l’Ordre national des Arts et des Lettres lors d’une cérémonie en petit comité tenue mardi soir au bar-club musical «Le Réservoir», la petite salle parisienne où il avait été découvert il y a quatre ans.

Associated Press
Paris

Photo Matthieu Bichat.

Photo Matthieu Bichat.

Grand Corps Malade, Fabien Marsaud de son véritable nom, a reçu ses insignes de mains du chroniqueur et écrivain Philippe Meyer, un fervent admirateur de «slam», que le journaliste soutient activement depuis de années. «Maintenant que je suis chevalier, ceux qui ont des problèmes avec des dragons ou des trucs comme ça, vous pouvez m’appeler!», a blagué Grand Corps Malade après l’accolade. «Je vais aussi pouvoir me la raconter et mettre une petite flamme verte sur mes sweats à capuche», a-t-il ironisé en référence à sa distinction.

Mais le slammeur a aussi vivement remercié sa mère, pour «s’être battue» et «avoir réussi à (lui) faire lire des livres «chelou’« alors qu’il était enfant.

«C’est vrai que je ne suis pas trop fan de ces remises de distinctions remises sous les ors de la République, mais là j’ai été plutôt enclin à accepter, car cela veut dire que mes textes sont reconnus, que le «slam» qui n’est pas un genre musical en soi, a cependant voix au chapitre comme mode d’expression, comme moment d’écoute et de partage entre les gens», a confié Grand Corps Malade à l’Associated Press.

 

L’artiste âgé de 31 ans, récompensé par deux Victoires de la musique, avait écoulé quelque 600 000 exemplaires de son premier opus, «Midi 20». Il s’estime «un peu porte-parole» mais pas «porte-drapeau» du genre et se dit aussi fier que certains de ses textes aient été proposés au baccalauréat de français. Il poursuit actuellement la tournée consécutive à la sortie de son deuxième album «Enfant de la ville».

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