LUCIOLE Ombres  nouveau clip  « Grain de sable »

LUCIOLE Ombres nouveau clip « Grain de sable »

   

R éalisé par Raphaël Gianelli – Meriano (Fantastic Pictures)

 


LUCIOLE :

Des flots de mots qui dévalent à la première personne et

des refrains qui collent à la mémoire, des cascades poétiques

et des envols romantiques, des chansons aux sentiments doux

et des phrases slamées qui vont chercher très loin dans

la conscience…

est un disque d’aujourd’hui. On y entend une fille libre,

une fille qui aime et qui se rebelle, une fille qui aime croire

au prince charmant mais qui sait tout de la guérilla

des coeurs. Et on y voit se rencontrer des univers que les critiques

opposent souvent : la chanson et le slam, unis et même

dépassés dans le très singulier parlé-chanté de Luciole.

À vingt-deux ans, elle sort un album qui émeut immédiatement

tout en brouillant les frontières. Poésie et chant,

âpreté et romantisme, sucre et poivre, rêves et confidences…

Elle insiste : ce n’est pas un projet slam, mais ce n’est pas non

plus de la chanson « normale ».

Auteur, Luciole a été nourrie dès l’enfance par la chanson

française – les Renaud et les Gainsbourg de l’imposante

collection de disques de Papa. A neuf ans, elle commence

le théâtre. Puis c’est l’amour de l’écriture qui arrive.

Elle entre dans son premier groupe et, puisqu’elle est chanteuse,

Luciole écrit ses premières paroles.

À la fin du lycée, elle découvre le slam. Son écriture

devient exutoire, se concentre sur des thèmes personnels

qui, quelques années plus tard, vont constituer l’essentiel

de la matière de son premier album. Après le bac option

théâtre, elle entre au Conservatoire de Rennes. Elle

plonge dans

dell’arte… Deux ans de fac d’histoire, de Conservatoire

de théâtre, de slam et de cours de piano tout à la fois.

Luciole atterrit sur une compilation montée après le triomphe

 

 

 

Ombres, le premier album de Luciole,Electre, Ibsen, Koltès, les masques de la commedia

Le Coeur en miettes, chanté a cappella, « construit avec des mots pris au hasard dans

du premier album de Grand Corps Malade. Elle saute le pas

et part à Paris. Mais pas question d’enregistrer à la va-vite

un disque opportuniste : elle veut trouver sa propre voie.

La trajectoire s’éclaire avec la rencontre de Dominique

Dalcan. Une vingtaine d’années les séparent et il propose

de tenter une collaboration. Ils essayent sur un premier

texte, puis sur un deuxième, puis un autre encore. Luciole

et Dalcan se voient toutes les semaines en studio : « On évoluait,

on coupait, on essayait. Au bout d’un moment, il m’a

demandé si je voulais qu’il réalise mon album. Pour moi,

ça allait de soi. » La transmutation est lancée : « Ce sont des

textes écrits pour être dits, sans les chanter. » La parole

apprend à se glisser dans des mélodies, s’adapte à l’économie

de la chanson. « Les textes sont un matériau brut :

ils peuvent exister seuls, et j’ai envie de continuer à les dire

sur des scènes slam. Mais, quand je les chante, ils deviennent

différents, c’est comme une nouvelle naissance… »

Un seul texte est à nu,

« exactement comme il existait déjà sur les scènes slam ».

Et un seul a été écrit pour être d’emblée une chanson,

 

Encore et encore

un livre ». Avec Dalcan, Luciole est allée chercher loin

dans l’émotion : autour de sa voix tour à tour combative

et pantelante, fiévreuse et apaisée, des arrangements

qui l’habillent de très près – un rien de choeur, un trait

de guitare acoustique, quelques accords de piano nocturne,

des percussions à peine frappées, quelques bruits

électroniques… Ni tout à fait ceci, ni tout à fait cela,

mais totalement elle-même, une nouvelle artiste apparait.

Luciole sort de la nuit.

 luciole


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