TOMISLAV

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Style : Chanson
Sa singularité, Tomislav la trouve sans doute dans sa double identité : de ses origines croates, ce jeune chanteur francilien né en 1977 cultive une authenticité qui échappe aux postures convenues, une mélancolie poignante flanquée d’un caractère bien trempé. Mais c’est en français qu'il a choisi de s’exprimer dans ses chansons.

Bercé par les songwriters américains et le folklore de ses ancêtres, qu’il a longtemps chanté en'ur avec ses cinq frères e'urs, Tomislav a fait ses armes dans plusieurs formations avant de s’engager dans une voie plus solitaire. Après un EP 6 titres enregistré en guitare-voix, « J’y vais, j’en reviens. » (2007), son premier album, « Avant le départ », est disponible depuis avril 2012.

Ce disque a été réalisé par Stefane Mellino (NEGRESSES VERTES), qui l'a pris son sous aile, avec Rémy Nitusgau (FANCY) et Thomas Saddier. Un travail de studio qui fait suite à 5 années de tournée à travers la France, et près de 400 concerts (dont une programmation aux Vieilles Charrues, un passage dans l’émission ACOUSTIC sur TV5MONDE…). Tomislav a notamment joué en première partie de La Grande Sophie, Louis Bertignac, Arthur H, Rokia Traore…

A travers son expérience de la scène, il a façonné un son francophone qui doit autant à la folk qu’au rock ou au blues. Un son à la fois brut et raffiné, servi par une vieille guitare acoustique de 1968, achetée 900 francs par son père, alors ouvrier en bâtiment, ignorant qu’une telle dépense inconsidérée finirait par payer.

Seul sur scène, s’accompagnant d’une grosse caisse et d’un charley qu’il bat du pied, en véritable one man band, ou épaulé par un acolyte batteur, Tomislav est un show man, résolument.

Mais sa plus grande qualité réside peut-être dans la fibre littéraire exprimée tout au long de ces 14 chansons finement ciselées.

Promenant son alter ego dans des histoires où la vie est cabossée - mais l’espoir, pas totalement perdu - Tomislav dépeint avec une distance savoureuse les premiers élans amoureux (« J’voulais pas »), les tendresses frustrées de ceux qui sont passés à côté de leur destin (« James Dean »), la rage contagieuse d’un type qui perd son job (« Comme une balle », « Tourner les talons »), les histoires d’amours perdues d’avance (« La nuit »), les espoirs insensés et déçus d’un immigré (« Tebi Majko Misli Lete », chanson en croate) ou la culpabilité et l’impossible rédemption d’un voyou (« Avant le départ »)…

Coécrite avec un détenu, lors d'un atelier en prison, la chanson « Y’a pas mort d’homme » est peut-être la plus émouvante du disque, pour l'âpre vérité qu'elle donne à entendre. Celle d’un artiste qui puise son inspiration au plus près du quotidien.
À écouter:
Lien(s) http://www.tomislav.fr/

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